Les protéines, ouvrières de la cellule
Les protéines exécutent la quasi-totalité des tâches de la cellule : elles construisent, transportent, communiquent, défendent. Mais une protéine n'est utile que si elle adopte la bonne forme tridimensionnelle. Un peu comme une feuille de papier qui ne devient un origami fonctionnel qu'une fois pliée correctement.
La protéostasie, un équilibre permanent
La cellule entretient en continu cet ordre — ce que l'on appelle la protéostasie. Cela recouvre trois tâches : fabriquer les protéines, les aider à se replier correctement grâce à des molécules spécialisées appelées chaperons, et éliminer celles qui sont défectueuses ou usées.
C'est un équilibre dynamique, maintenu à chaque instant dans chacune de nos cellules.
Quand l'ordre se dégrade
Avec l'âge, ces systèmes de contrôle qualité s'essoufflent. Des protéines mal repliées s'accumulent et peuvent s'agglomérer en agrégats que la cellule peine à éliminer. C'est la perte de la protéostasie, l'un des marqueurs primaires du vieillissement.
L'accumulation d'agrégats de protéines est d'ailleurs étudiée dans le cadre de plusieurs pathologies liées à l'âge — un champ de recherche important, qui souligne à quel point cet équilibre est central.
Ce que la science suggère
Maintenir la protéostasie, c'est entretenir les systèmes de contrôle qualité de la cellule. L'activité physique régulière est étudiée pour son rôle de soutien à ces mécanismes, notamment au recyclage cellulaire.
En résumé
La perte de la protéostasie — la difficulté croissante à maintenir les protéines correctement repliées — fait partie des douze marqueurs du vieillissement.
Sources et références
- López-Otín C., Blasco M.A., Partridge L., Serrano M., Kroemer G. « Hallmarks of aging: An expanding universe ». Cell, 2023 ; 186(2) : 243-278.
- López-Otín C., Blasco M.A., Partridge L., Serrano M., Kroemer G. « The hallmarks of aging ». Cell, 2013 ; 153(6) : 1194-1217.